LettreAlbert Cochon de Lapparent à Henri Poincaré, 23 mai 1907

Paris, le 23 mai 1907
Institut de France — Académie des sciences

Le Secrétaire perpétuel de l’Académie emploie ce papier antique et vénérable pour mieux montrer à son cher confrère qu’il a rempli sa promesse en assiègeant aujourd’hui, de deux à trois heures sans désemparer, les électeurs de M. Barboux.1

Sully Prudhomme, M. Costa de Beauregard, M. Vandal, M. Masson, M. Bazin, ont été tour à tour l’objet de mes chaleureuses démonstrations. Je ne cite pas M. d’Haussonville, parce qu’hélas sa qualité de membre du Comité de rédaction de la Revue des Deux Mondes l’inféode à une autre cause. En revanche, Sully Prudhomme vous est tout acquis.

Enfin, j’ai dit tout ce que j’avais à dire et occupé, avant le départ pour Vienne, toutes les positions où je croyais pouvoir m’installer.2

Bien à vous,

A. de Lapparent


Apparat critique 

  1. Henri Barboux (1834–1910), avocat, s’illustra dans de nombreux procès célèbres (comme celui qui opposa la Comédie-Française à l’actrice Sarah Bernardt). Barboux fut surtout l’avocat de Ferdinand de Lesseps lors du scandale de Panama, affaire qui lui vaulut quelques ennemis parmi les porteurs de bons du canal. Sur les site de l’Académie française, à propos de son élection, on lit que, suite à l’affaire de Panama, les ennemis faillirent lui coûter son élection parmi les immortels mais qu’enfin les académiciens de l’époque lui surent gré de l’attitude loyaliste qu’il avait eue lors du coup d’Etat bonapartiste de 1852 (suite auquel Barboux, qui envisageait de préparer l’X, y renonça). Barboux obtient ainsi, le 23 mai 1907, au septième tour de scrutin, les 16 voix nécessaires à son élection au fauteuil n. 28 de Brunètière (www.academie-francaise.fr/immortels/, consulté mai 2008). Cette lettre à Poincaré montrerait de plus que les électeurs de Barboux ont pu se partager non seulement à cause de l’affaire de Panama, mais aussi suite aux démarches de Cochon de Lapparent pour soutenir l’élection de Poincaré. Poincaré sera élu à l’Académie française le 5 mars 1908, au fauteuil de Sully-Prudhomme.↩︎

  2. L’association des sociétés scientifiques se réunit à Vienne.↩︎

Titre (dcterms:title)

Albert Cochon de Lapparent à Henri Poincaré, 23 mai 1907

Incipit (ahpo:incipit)

Le Secrétaire perpétuel de l'Académie ...

Date (ahpo:writingDate)

1907-05-23

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Type (ahpo:documentType)

(fr) Lettre autographe signée

Section (dans le livre) (ahpo:sectionNumber)

3

Identifiant dans les archives locales (ahpo:identifierInLocalArchives)

CD n° 182

Droits (ahpo:rightsHolder)

Archives Henri Poincaré

Nombre de pages (ahpo:numberOfPages)

1

Mots d'argot polytechnicien cités dans l'apparat (ahpo:citeApparatArgot)

X

Langue (ahpo:language)

fr

Éditeur (dcterms:publisher)

Licence (dcterms:license)

« Albert Cochon De Lapparent à Henri Poincaré, 23 Mai 1907 ». La Correspondance Entre Henri Poincaré, Les Astronomes Et Les géodésiens. Archives Henri Poincaré, s. d., Archives Henri Poincaré, s. d, La correspondance d'Henri Poincaré, accessed 10 August 2020, http://henripoincare.fr/s/correspondance/item/13409

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