LettreHenri Poincaré à Eugénie Poincaré - décembre 1875

[Décembre 1875]

Ma bonne maman,

Rien de bien neuf depuis mardi ; mardi soir j’ai compté mon linge etc. ; les bonnes Olleris ont fortement intrigué Engel parce qu’elles ont trifouillé dans ma chambre pendant que je n’y étais pas. Mercredi je suis retourné chez Bonnet qui a été très gentil et aussi chez Bouquet qui a été aussi gentil qu’il était susceptible de l’être. Il m’a prêté un bouquin dont j’avais besoin ; le soir j’ai dîné chez Mme Olleris avec Gonzalve1 ; M. Olleris ne pourra pas revenir pour Noël comme il l’espérait ; il sera là probablement pour le premier janvier. Mme Olleris en est très ennuyée, elle a tout à fait l’aspect d’une croûte de pain derrière une malle.

Elle m’a développé la thèse généralement adoptée d’après laquelle on s’amusait mieux autrefois qu’aujourd’hui. Naturellement je soutenais la thèse contraire. When I have yesterday said to Engel that Miss of Choiseul heirathete herself, he has looked very unhappy damitr. He has but been consolirt, when I have told him that she had a sister. He has said to me that he found, that she looked besonders very distinguirt and very aristocratik. I have been an evening to Sciama’s who wohnt in my house. He knows many gentlemen of Nancy; he has maked a charge à fond against sir Dupont2. He has counted to me a little story up them. For their mariage miss Dupont is gone to Paris for seeing her fiancirt. There she has befahren he was collirt3; there she is gone to Fontainebleau and to the quarter of the Bleaux. But the pickdog4 has told her she could not go into. She has taked her mouchoir, and she has agitirt it désespérément. Aussitôt un mouchoir deux mouchoirs et 250 mouchoirs s’agitent à 1 fenêtre deux fenêtres, etc. 250 fenêtres.

 


  1. Gonzalve Olleris.

  2. Étienne Dupont.

  3. Collirt : collé, consigné ; c’est un mélange d’argot polytechnicien et d’allemand.

  4. Traduction très approximative de l’argot polytechnicien pique-chien*.

Titre (dcterms:title)

Henri Poincaré à Eugénie Poincaré - décembre 1875

Incipit (ahpo:incipit)

Rien de bien neuf depuis mardi; ...

Date (ahpo:writingDate)

1875-12

Expéditeur (ahpo:sentBy)

Destinataire (ahpo:sentTo)

Identifiant (dcterms:identifier)

L0220

Adresse (ahpo:destinationAddress)

Lieu (ahpo:writtenAt)

Sujet (dcterms:subject)

(fr) Visites familiales et amicales  ;
(fr) Affaires diverses (mines)

Chapitre (ahpo:publishedIn)

Lieu d’archivage (ahpo:archivedAt)

Type (ahpo:documentType)

(fr) Lettre autographe

Section (dans le livre) (ahpo:sectionNumber)

3

Droits (ahpo:rightsHolder)

Archives Henri Poincaré

Nombre de pages (ahpo:numberOfPages)

3

Mots d'argot polytechnicien cités (ahpo:citeArgot)

Numéro (ahpo:letterNumber)

220

Langue (ahpo:language)

fr

Éditeur (dcterms:publisher)

Laurent Rollet

Licence (dcterms:license)

« Henri Poincaré à Eugénie Poincaré - décembre 1875 ». La Correspondance De Jeunesse d’Henri Poincaré : Les années De Formation, De l’École Polytechnique à l’École Des Mines (1873-1878). Archives Henri Poincaré, s. d., Archives Henri Poincaré, s. d, La correspondance d'Henri Poincaré, accessed 15 July 2020, http://henripoincare.fr/s/correspondance/item/13932

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